Les enfants, un nouveau souffle pour le secourisme

Salvum, start-up de l’économie sociale et solidaire est un partenaire privilégié de tous les acteurs du monde des secours. Chaque mois, on vous présente une personnalité qui évolue, de près ou de loin, dans le secourisme. Ce mois-ci, on vous présente le duo de Sauve qui peut.

Avides d’aventures et de sensations fortes, Lucie Philippe, 27 ans et Pierre de la Besnardière, 29 ans, ont décidé de larguer les amarres. Mais pour cette infirmière urgentiste et cet ancien pompier de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris originaires de Normandie, ce voyage devait aussi trouver un écho humanitaire. 

En France, c’est entre 40 000 à 50 000 arrêts cardiaques qui surviennent chaque année. Ces arrêts cardiaques se déroulent principalement à domicile et dans 70% des cas devant un témoin. Or, ils ne sont que 40% à débuter le massage cardiaque.Lors d’un arrêt cardiaque chaque minute qui passe sans gestes qui sauvent, c’est 10% de chance de survie en moins.

« En France, on est très peu formés au secourisme, signale l’infirmière. En passant par les enfants on s’assure que les gestes de premiers secours sont ancrés. Pour nous c’est important de sensibiliser la jeune génération afin de pallier ce manque. »

« Passer par les enfants pour ancrer les gestes de premiers secours »


En dressant cet état des lieux, ces deux normands ont fondé Sauve qui peut , une association qui forme les enfants aux gestes qui sauvent dans les écoles.

Un tour de Normandie puis de l’Atlantique

A bord de leur voilier de 10 mètres de long, Lucie et Pierre ont tout le matériel nécessaire pour enseigner les gestes qui sauvent aux enfants. Alerter, masser, défibriller, refroidir une brûlure, arrêter un saignement, tout est passé en revue.

Partis de Saint-Malo le 1er juin 2021, les deux secouristes ont réalisé un tour des îles Bretonnes : Bréhat, Ouessant, Molène, etc. « Avec nos mannequins et nos défibrillateurs, on propose une initiation aux gestes qui sauvent, on suit le programme Apprendre à porter secours », souligne Pierre.


Sauve qui peut s’est associée à la Fédération française de prévention des risques domestiques pour bénéficier d’un appui pédagogique, en travaillant notamment avec le module Bilou le casse-cou. Depuis leur départ, ils ont formé environ 1000 enfants. Si les écoles restent leur cible principale, Lucie et Pierre sont aussi sollicités par les familles qui réalisent des transatlantiques et qu’ils rencontrent dans les ports. 

Après ce tour de Normandie, en novembre 2021, le duo vogue en direction du Sénégal, puis vers les Antilles. « On essaye de former des gens dans des lieux reculés et difficiles d’accès », assure ces marins qui ont à cœur d’apprendre à sauver des vies.

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