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Rencontre

Développer le secourisme scolaire

Salvum, start-up de l’économie sociale et solidaire est un partenaire privilégié de tous les acteurs du monde des secours. Chaque mois, on vous présente une personnalité qui évolue, de près ou de loin, dans le secourisme.

À 43 ans, Mathieu Jenny est professeur d’éducation physique dans le lycée privé Sainte-Marie, à Lyon. Lorsqu’il n’est pas sur un stade avec ses élèves, il s’occupe de la formation de secourisme au sein de l’équipe nationale pédagogique de l’UGSEL.

L’UGSEL est une fédération sportive rattachée à l’enseignement catholique. Elle impulse notamment des dynamiques autour du sport et de l’éducation à la santé.  Si la prévention autour de la santé et des conduites addictives étaient à l’honneur, il n’y avait rien sur le secourisme. 

Cette envie de développer l’apprentissage des gestes qui sauvent pour les élèves est née sous l’impulsion du formateur François Defieux, aujourd’hui à la retraite. « Il souhaitait former l’élève dans sa dimension la plus complète », affirme Mathieu Jenny qui a débuté comme formateur PSC1 à l’UGSEL. Très vite, il fait la rencontre de François Defieux et intègre l’équipe pédagogique nationale de l’UGSEL auprès de  Fabienne Rey, Samuel Forêt, Jean- Philippe Goubaud, Stéphane Pindat-Laborde, Alexandre Biblocque et Frédéric Etcheverry. « En 2011, on a créé des référentiels pour ensuite former nos propres formateurs de secourisme », détaille Mathieu Jenny.

Fédérer autour du secourisme

Consciente que le secourisme fédère, l’équipe d’instructeurs forme les élèves et le personnel. « Dans mon établissement, il y a 6 formateurs et 240 élèves de 4e formés par an au PSC1 (Premiers secours civique de niveau 1) », assure ce Lyonnais, fier d’avoir contribué à insuffler cette belle dynamique.

Qu’apporte le secourisme aux élèves ?

« La formation en elle-même est intéressante car ils aiment pratiquer. On démystifie l’action de secours et les élèves sont heureux de voir qu’ils savent faire des choses et qu’ils peuvent ensuite partager tout ce savoir-faire avec leurs parents. Nous avons vraiment le soutien des parents d’élèves sur le projet secourisme. »

« Salvum, un gain de temps »

« La formation à distance était déjà une idée que nous avions avant, mais la crise a accéléré les choses. Depuis le premier confinement nous avons fait appel à Salvum et son module PSC1. Cela permet donc aux élèves de faire toute la théorie via l’application et ensuite d’avoir 4h en présentiel pour apprendre les gestes, contre 7h auparavant. C’est un vrai gain de temps pour nous formateurs. Une fois avec eux en salle, on sent qu’ils intègrent davantage les choses, qu’ils percutent mieux. »