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Secourisme : halte aux idées reçues

En France, seuls 22 % de la population est formée aux gestes de premiers secours. Parfois trop sacralisé, le secourisme intrigue, voire effraie. Désireuse de le rendre plus accessible, Salvum a décidé de décortiquer le faisceau d’idées reçues qui l’entoure.

Le secourisme, c’est réservé aux adultes

Eh bien non. Il n’y a pas vraiment d’âge pour porter secours à autrui. On rappelle d’ailleurs cette histoire en juillet 2018 où un petit garçon de 5 ans a pris le téléphone pour appeler les pompiers après que sa mère a fait un malaise.

L’âge n’est pas un frein pour participer à une initiation de secourisme. D’ailleurs, en avril 2015, Hichem Guendez a fondé Les Ptits Héros. À travers cette association, il entend donner à un maximum d’enfants les premières notions de secourisme. Pour cela, il mêle avec justesse théâtre et secourisme. Une manière ludique d’apprendre les gestes qui sauvent en dédramatisant toutes les situations.

Le secourisme ça prend du temps

D’après un sondage Macif 60 % des personnes interrogées évoquent « le manque de temps » pour aller se former aux gestes qui sauvent. C’est le principal frein de formation au secourisme. En effet, apprendre des gestes utiles pour vous et votre entourage prend forcément du temps. Deux heures sont nécessaires pour assister à une formation « Gestes qui sauvent ». Celle-ci a pour objectif de sensibiliser le public aux gestes de premiers secours. D’autres formations peuvent prendre jusqu’à une journée entière, pas facile à caler.

Salvum propose justement des solutions adaptées pour vous former sur la théorie, chez vous, à votre rythme via une application qui peut être prise en charge par votre mutuelle ou votre employeur.

Un secouriste doit être athlétique

Vous avez sans doute trop regardé la célèbre série américaine « Alerte à Malibu ». N’ayez pas honte, on en fait aussi partie. Plus sérieusement, on distingue les secouristes professionnels que sont les pompiers, les sauveteurs en mer, les gendarmes de haute montagne, des secouristes dits « citoyens ». Les premiers ont choisi le monde des secours comme profession. Leur condition physique doit être à la hauteur de l’exigence de la tâche qui leur incombe. Pour les secouristes citoyens, il faut simplement être en bonne forme, sans être un(e) sportif(ve) accompli(e). L’objectif étant de pouvoir en cas d’urgence, réaliser un massage cardiaque ou encore de mettre une personne en position latérale de sécurité (PLS).

Le secourisme ne s’enseigne pas à l’école

Détrompez-vous. Le secourisme a bien sa place au sein des programmes de l’Éducation Nationale depuis 2004 (la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, de la loi du 13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile et du décret d’application du 11 janvier 2006 relatif à la sensibilisation à la prévention des risques).

À l’école maternelle, élémentaire et jusqu’en 6e, les enseignants doivent enseigner aux élèves les comportements et les gestes adaptés dans le cadre du dispositif « Apprendre à Porter Secours » (APS). Il ne s’agit pas d’une matière à proprement parlé, mais ce dispositif s’inscrit dans les enseignements disciplinaires du socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Au collège et au lycée les élèves passent le PSC1 (Prévention et secours civique de niveau 1).

Salvum accompagne l’Éducation Nationale dans la formation et l’apprentissage des premiers secours aux élèves. Pour cela, elle a créé deux modules :

Le secourisme n’est pas une préoccupation du gouvernement

Les attentats et les 46 000 décès par arrêt cardiaque par an ont amené le gouvernement à fixer l’objectif de 80 % de la population formée aux gestes qui sauvent, d’ici à 2022. En faites-vous partie ?